Nos actions

Nos structures d'accueil

Les Centres d’Accueil et d’Ecoute (CAE), des lieux de premier contact

Les enfants sont identifiés dans le cadre de rondes de nuit organisées par un assistant social, un éducateur et un chef de foyer faisant partie du personnel. Leur rôle est d’engager la conversation pour proposer aux enfant de passer la nuit dans un Centre d’Accueil et d’Ecoute. Au sein de ce centre, les enfants sont accueillis par un éducateur et ont la possibilité de se laver, de prendre un repas, de jouer avec d’autres enfants et de dormir en sécurité.

Ainsi, chaque nuit, l’association ouvre quatre CAE dans les grandes villes malgaches.

Première option privilégiée : la réinsertion dans la famille

Si l’enfant souhaite rejoindre sa famille ou un membre de celle-ci, dans la mesure où les conditions s’y prêtent, l’assistant(e) social(e) cherchera à contacter ces personnes pour étudier la réinsertion de l’enfant dans le contexte familial. L’association considère que rien ne remplace la structure familiale si les conditions sont réunies pour l’épanouissement et l’équilibre de l’enfant. Ainsi si l’enfant et la famille acceptent le soutien de l’association (paiement de la scolarité, suivi médical) celle-ci accordera une aide alimentaire régulière à la famille sur présentation du carnet de scolarité du jeune, et ce pendant toute sa scolarité.

Seconde option : l’insertion de l’enfant dans nos villages d’enfants

En revanche, si l’enfant refuse de retourner dans sa famille suite à des sévices psychologiques ou physiques, il lui est proposé d’intégrer un de nos villages d’enfants « dans le cadre d’une Ordonnance de Placement Provisoire délivrée par un juge ». Il y est accueilli dans l’un de ses foyers, en quelque sorte des « maisons familiales » avec d’autres « frères et sœurs ». Chaque foyer est tenu par des éducateurs, parents de substitution, chargés de l’éducation de 12 à 15 enfants. L’enfant grandira dans cette famille de substitution et sera éduqué comme tout enfant malgache. Il participera à la vie du foyer, aidera aux tâches ménagères légères, s’initiera à la vie collective, réapprendra la vie en société. Il jouera et ira à l’école comme tout enfant. Il recevra une formation et un accompagnement dans la recherche d’un emploi et de son autonomie.

L’association gère 31 foyers familiaux répartis dans les 6 villages de l’association.

Les foyers d’adolescents, un tremplin vers l’avenir

Lorsque l’enfant atteint ses 18 ans ou dès lors qu’il entame une formation professionnelle ou des études supérieures, le jeune intègrera le foyer des jeunes adolescents garçons ou filles. Il y rejoindra d’autres jeunes de son âge, également en formation ou étudiants. Ces ainés l’aideront à s’impliquer dans sa formation ou sa recherche de premier emploi.

Pour soutenir les jeunes dans la recherche de leur orientation, l’association a développé des activités éducatives (pisciculture, agriculture, travaux d’entretiens généraux des structures, etc) qui leurs permettent de découvrir de nouveaux métiers.

Nos cantines

Au sud de la Grande « Île Rouge », à Tuléar, la sous-nutrition et la malnutrition sont particulièrement dramatiques. Selon les autorités locales, le taux de fréquentation de l’école est inférieur à 40%, et le taux réel de scolarisation encore plus faible. Si les enfants dans cette région ont certes un toit et une famille, très souvent, ils ne bénéficient que d’un seul repas par jour, parfois moins. Nous savons que pour permettre à un enfant d’étudier correctement, il lui faut accéder à une alimentation régulière, un des facteurs clé de son développement. Nous savons aussi que de nombreux enfants, parce qu’affamés, ne peuvent suivre une scolarité régulière, une des conséquences notable étant l’endormissement en classe. La solidarité familiale étant plus forte à Tuléar que dans les autres grandes villes de Madagascar où intervient l’association, le problème des enfants des rues est atténué. C’est pourquoi l’association a décidé d’intervenir dans des cantines scolaires à Tuléar, en assurant la logistique et l’achat de denrées. Les mamans assurent par rotation la préparation des plats et le service. Pour en bénéficier, les enfants, en contrepartie, doivent suivre une scolarité assidue. Ce sont les établissements scolaires partenaires, qui visent quotidiennement les carnets de présence conditionnant l’accès à la cantine.

Nos centres d'aide par le travail

Les Enfants du Soleil recueillent aussi des mères abandonnées avec leurs enfants dans quatre centres. Les femmes et leurs petits y trouvent gite et couvert. Durant une période déterminée (18 mois à 2 ans) l’association les aide à se reconstruire et retrouver une certaine sérénité perdue par la dureté de la vie dans la rue. Elles doivent réapprendre à se sociabiliser, participer aux tâches quotidiennes du centre, s’approprier le lien affectif entre mère et enfants. Au sein du centre, les femmes s’initient à la vannerie, la broderie, la couture et l’agriculture. Des cours de mise à niveau leur sont dispensés et des formations externes proposées.

L’objectif premier est de pouvoir les réinsérer dans la vie active et d’assurer la subsistance de leurs enfants. Pendant que les mères suivent leur formation, les petits sont placés dans des crèches internes au centre. Les plus grands sont scolarisés. Lorsque les femmes sont prêtes à quitter la structure, elles seront encore suivies et soutenues un certain temps par l’association.